
Une maison de poupée
Henrik Ibsen
Stéphane Braunschweig
Bénédicte Cerutti, Éric Caruso, Philippe Girard, Annie Mercier, Thierry Paret, Chloé Réjon
“Je ne peux plus me contenter de ce que disent les gens et de ce qu’on trouve dans les livres. Je dois réfléchir toute seule et essayer d’y voir clair.”
Une maison de poupée
Après Peer Gynt, Les Revenants et Brand, Stéphane Braunschweig poursuit sa confrontation avec l'œuvre d’Ibsen, en montant en miroir Une maison de poupée et Rosmersholm. Qu’ont en commun la demeure rigoriste du pasteur Rosmer, où les morts viennent hanter les vivants de leurs reproches, et celle de Nora, où semble s’épanouir un projet réussi de bonheur familial ? Entre autres, la façon dont les personnages s’y trouvent précipités dans l’urgence d’un choix décisif, radical : la percée qui s’ouvre devant eux — l’espoir d’une vie autre, hors d’un monde normé — comporte une part considérable de destruction... Alors que cette radicalité surgit peu à peu, de façon totalement inattendue, dans l’univers pacifié d’Une maison de poupée, elle s’impose d’entrée dans Rosmersholm, sous une forme politique autant qu’intime, comme le seul moyen d’accéder au bonheur : la mystérieuse Rebekka West, prête à tout pour arracher Rosmer au destin de sa lignée, incarne cette violence salvatrice.
Mais — ironie d’Ibsen — c’est Nora, celle qui semblait avoir tout parié sur le compromis, qui passera à l’acte, tandis que Rebekka et Rosmer, brisés par les transgressions, rendront les armes. Ces parcours inverses ouvrent pourtant sur une même brûlure : jetés dans le vide, obligés de renoncer à tout ce qu’ils croyaient être, privés des valeurs sur lesquelles ils avaient construit leur vie, les personnages d’Ibsen doivent s’inventer un autre chemin, se frayer à tout prix une sortie pour renaître à eux-mêmes, coûte que coûte.
Photo © Une maison de poupée - Elisabeth Carecchio
- de Henrik Ibsen
- traduction du norvégien Éloi Recoing
- mise en scène et scénographie Stéphane Braunschweig
- costumes Thibault Vancraenenbroeck
- lumières Marion Hewlett
- son Xavier Jacquot
- collaboration à la scénographie Alexandre de Dardel
- collaboration artistique Anne-Françoise Benhamou
- assistante mise en scène Caroline Guiela
- avec Bénédicte Cerutti, Éric Caruso, Philippe Girard, Annie Mercier, Thierry Paret, Chloé Réjon
production
La Colline — théâtre national
Le texte est à paraître aux Éditions Actes Sud-Papiers
tournée
- Théâtre national de Bretagne – Rennes
du 3 au 7 février 2010
Comédie de Reims – Centre dramatique national
du 22 au 25 février 2010
documents à télécharger (pdf)
autour du spectacle
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Projection Gespenster (Les Revenants)
d’Henrik Ibsen, mise en scène par Stéphane Braunschweig
lundi 11 janvier 2010 à 20h30 dans le Grand Théâtre
Les Revenants firent scandale en 1881 parce qu’un jeune homme s’y meurt d’un mal peut-être hérité de la syphilis paternelle. On sait aujourd’hui qu’un tel diagnostic n’a aucun fondement. Reste une pièce incisive qui raconte comment le passé parental, dans sa complexité, tisse le destin des enfants. Ce spectacle en allemand était aussi pour Stéphane Braunschweig l’occasion de retrouver Udo Samel, qui fut son Woyzeck dans la pièce éponyme.
entrée libre sur réservation au 01 44 62 52 00 ou par courriel contactez-nous@colline.fr
Ibsen et la psychanalyse
Comment Ibsen a-t-il été lu par les inventeurs de la psychanalyse (Freud, Groddeck) ? Qu’y trouvent les psychanalystes
aujourd’hui ? Qu’est-ce que la psychanalyse a encore à nous dire sur le théâtre ?
Rencontre avec Urias Arantes, professeur et psychanalyste, Anne-Françoise Benhamou, dramaturge et collaboratrice artistique de Stéphane Braunschweig, Stéphane Braunschweig, metteur en scène, Monique David-Ménard, psychanalyste et philosophe. La rencontre sera animée par Arnaud Laporte, journaliste à France Culture.
lundi 7 décembre à 20h30 dans le Grand Théâtre
entrée libre sur réservation au 01 44 62 52 00 ou par courriel contactez-nous@colline.fr
Atelier de critique théâtrale
samedi 28 novembre 2009 de 10h à 17h
Parcours théâtral
avec Thierry Paret et Annie Mercier
mercredi 13 janvier de 13h à 17h
English subtitled performances
A Doll’s House will also be presented with English subtitles on Thursday 3 december and on Tuesday 15 december.
Spectateurs aveugles ou malvoyants
Les représentations suivantes sont proposées en audio-description, diffusée en direct par un casque à haute fréquence.
Une maison de poupée : mardi 24 novembre et dimanche 13 décembre
Rosmersholm : mercredi 25 et dimanche 13 décembre
Spectateurs sourds ou malentendants
Les représentations suivantes sont surtitrées en français.
Une maison de poupée : dimanche 22 novembre et dimanche 8 décembre
Rosmersholm : dimanche 22 novembre et mercredi 9 décembre
Location ouverte pour les représentations des mois de novembre et décembre
Ouverture de la location mercredi 9 décembre pour les représentations du mois de janvier.
Tarif spécial Ibsen tarif pour les deux spectacles 34 €
(soit 17 € la place) moins de trente ans et demandeurs d’emploi 20 € (soit 10 € la place)
| non abonné | abonné | |
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| * tarif valable à partir de 10 personnes. Le 10e abonnement est offert au relais du groupe. | ||
| plein tarif | 27 € | 14 € |
| moins de 30 ans et demandeurs d’emploi | 13 € | 9 € |
| plus de 60 ans | 22 € | 13 € |
| groupes* | 19 € | 12 € |
| le mardi, nos places sont accessibles au tarif réduit unique de 19 € (moins de 30 ans et demandeurs d’emploi 13 €). |
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durée du spectacle : 2h30
Grand Théâtre du 14 novembre 2009 au 17 janvier 2010
mardi à 19h30, jeudi à 20h30, samedi à 20h30 et dimanche à 19h. Les samedis et dimanches, les deux spectacles Rosmersholm et Une maison de poupée sont proposés en intégrale, et du mardi au vendredi en alternance.























