
Artistes associés
Bulbus
d'Anja Hilling
mise en scène Daniel Jeanneteau
Grand Théâtre
du 19 janvier au 12 février 2011
Long voyage du jour
à la nuit
d'Eugène O'Neill
mise en scène Célie Pauthe
Petit Théâtre
du 9 mars au 9 avril 2011
d'Anja Hilling
mise en scène Daniel Jeanneteau
Grand Théâtre
du 19 janvier au 12 février 2011
Long voyage du jour
à la nuit
d'Eugène O'Neill
mise en scène Célie Pauthe
Petit Théâtre
du 9 mars au 9 avril 2011

En les associant au projet de La Colline pour deux ou trois saisons, il s’agit à la fois de partager leur démarche dans la durée en leur assurant des moyens de production et de leur proposer d’être de véritables collaborateurs artistiques du théâtre.
Daniel Jeanneteau et Marie-Christine Soma
À La Colline pour une deuxième saison avec Bulbus d’Anja Hilling, ils ont entamé une collaboration évoluant vers un partage de la création scénique, qui se module au fil de leurs créations. Prenant en 2008 la direction du Studio-Théâtre de Vitry, Daniel Jeanneteau, scénographe et collaborateur de Claude Régy pendant plus de quinze ans, n’a pas seulement produit des décors, la fonction isolée ne l’intéresse guère. Marie-Christine Soma, venue à la scène par la création lumière après l’étude des lettres et de la philosophie, a développé le goût de l’abstraction et du silence. Leur collaboration est complémentaire, tendue vers une esthétique tenue à distance de l’imitation du réel pour mieux en rejoindre la trame profonde et secrète. S’ils réfléchissent ensemble, lui s’implique davantage dans la scénographie et la direction d’acteurs, ou prend en charge la mise en scène, elle s’attache à la dramaturgie, la lumière et maintient la distance nécessaire au regard d’ensemble. Spontanément ils vont vers les auteurs dont les oeuvres lucides, sans concession ni jugement, expriment toute la complexité humaine : Racine, Strindberg, Crimp, Boulgakov, Stramm, Sarah Kane, Daniel Keene. La forme pour eux n’est pas l’expression d’un style, d’un savoir-faire, mais se réinvente au contact des oeuvres, des comédiens, des lieux, des temps que nous vivons.
Célie Pauthe
Elle a mis en scène Bernhard, Müller et Bergman, auteurs qui partagent face au monde la même intransigeance. Leur façon de raconter la vie comme un combat avec la mélancolie et les forces de mort, la violence par laquelle ils s’engagent dans la nécessité de survivre, de transmuer l’angoisse et la perte en humour ou en beauté, les lui rend chers et même indispensables. Le théâtre de Célie Pauthe veut porter haut cette pulsion de vie, faisant d’abord confiance au travail de l’acteur, à la matière humaine de son art, au rendez-vous secret du jeu avec l’élan premier de l’écrit. Ce n’est pas un hasard si en 1999, à ses débuts, elle participe au spectacle conçu par Pierre Baux et Violaine Schwartz : Comment une figue de paroles et pourquoi, où Francis Ponge énonce sa nécessité absolue de dire le monde en poète. Après l’Unité nomade de formation à la mise en scène, elle croise les chemins de Ludovic Lagarde, Jacques Nichet, Alain Ollivier et Stéphane Braunschweig qu’elle assiste. Elle collabore avec Guillaume Delaveau, aujourd’hui scénographe de Long voyage du jour à la nuit. Les fils croisés de ces rencontres sont autant d’occasions de creuser, dans la confrontation et le partage, le sillon théâtral qui est le sien : celui où les blessures intimes déterminent un rapport au monde, fait de défi, de lutte entêtée, de révolte insolente ou désespérée, mais aussi d’écoute au fond de soi de ce qui ne se répare pas – tout ce qui fait de l’acteur, porteur de ces failles et de ce combat, le plus grand des consolateurs.





















