saison 09-10

Artiste Invité

Die Ratten (Les Rats)
de Gerhart Hauptmann
mise en scène
Michael Thalheimer
spectacle en allemand surtitré en français
Grand Théâtre
du 19 au 21 février 2010
 
Combat de nègre et de chiens
de Bernard-Marie Koltès
mise en scène
Michael Thalheimer
Grand Théâtre
du 26 mai au 25 juin 2010
image illustration
Michael Thalheimer
Après avoir travaillé une dizaine d’années comme comédien, Michael Thalheimer signe son premier spectacle en 1997 et est aujourd’hui considéré en Allemagne comme un metteur en scène majeur. Il s’intéresse en priorité au répertoire, car, dit-il, “sans passé, nous sommes incapables de vivre l’ici et maintenant”. C’est néanmoins sous une forme fortement adaptée qu’il met en scène Léonce et Léna de Büchner, Emilia Galotti de Lessing, Liliom de Molnar, Les Trois Sœurs de Tchekhov, Intrigue et amour de Schiller et Lulu de Wedekind. Hanté par un présent qui a jeté par-dessus bord toutes les valeurs morales, sociales et métaphysiques, il raconte ensuite le Faust de Goethe, dans une version très courte, comme l’histoire d’un homme moderne, égocentrique, solitaire, profondément frustré et sombrant peu à peu dans le désespoir. Puis il se penche, avec L’Orestie d’Eschyle, sur les effets dévastateurs de la guerre, tant pour les vaincus que pour les vainqueurs.

Tous ses spectacles font le pari d’une esthétique radicale, impitoyable. Ce qu’il nous donne à voir est un monde sans illusions, où l’utopie n’a guère droit de cité et où les rapports de force et de pouvoir prédominent. Dans des scénographies souvent épurées et abstraites, il met l’acteur au centre de ses propositions et s’entoure pour cela de comédiens très directs, physiques, passionnels. Car Michael Thalheimer cherche avant tout à ramener les textes et les personnages à un noyau essentiel, pour aller vers une concentration radicale des enjeux. Car, dit-il : “Nous sommes aussi des condensateurs... Pour un metteur en scène, mieux vaut peindre avec trois couleurs et faire un tableau, qu’en utiliser trois cents et ne plus rien voir.”

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